Namibie : le retour

Dès le retour de notre premier voyage en Namibie en 2002  nous n’avions qu’une seule envie: y retourner tant sa beauté sauvage, sa rudesse nous avait plu et marqué.

Donc voilà: mi décembre la décision était prise: on allait repartir là bas avec non plus notre tente mais un véhicule 4×4 équipé d’une tente sur le toit pour plus de confort , on pourrait aller plus a l’intérieur, sur des pistes plus difficiles.

Et voilà le circuit envisagé; départ de Windhoek puis descente au sud vers Sossusvlei ensuite direction nord jusqu’à la frontière avec l’Angola et pour finir Etosha avant de retrouver la capitale.

Namibie 2016

 

Alors le 5 janvier on s’envolait depuis Genève et après une nuit à Johannesburg on se posait le 6 à Windhoek vers 14h sous un beau soleil et avec 30° de température!! Le ton était donné: nous allions avoir très chaud.

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Quelqu’un de l’agence « Classic Car Rental, nous attendait à l’aéroport et donc on filait aussitôt au depôt pour récuperer notre bijou!

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Pas de temps a perdre: après une heure de présentation, de conseils, de recommandations on partait au supermarché faire les pleins: celui de la glacière et celui du réservoir de gasoil (140 litres quand même!!) avant la fermeture des magasins (17h en Namibie eh oui!!) et hop direction notre 1ère lodge : « Auas safari lodge » perdue en pleine brousse à près de 90 minutes de la capitale.  Attention ici on roule à gauche et d’ailleurs tout est a gauche dans la voiture: levier de vitesse, clignotants.. Pas facile de trouver les vitesses du reste.  Mais ça viendra!!!

1 ère étape: Sesriem et les dunes de Sossuvlei où, aux dire de l’agence de location, nous aurions très très chaud. Le trajet nous prendra la journée, à travers des paysages sympas,

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variés avec déjà  des rapaces,

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de la caillasse, de la poussière , des rencontres sympa tel cet auto-stoppeur ou cette cariole

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et absolument personne sur les « gravel road » (les pistes très larges en gravillons).A notre arrivée au camping à l’entrée du parc nous aurons le temps de nous enregistrer avant de partir en direction de ces fameuses dunes de Sossusvlei: pas de chance pour nous: la chaleur est telle  qu’un voile de brume occulte le ciel, la lumière est blafarde, bizarre.

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Pas de beau coucher de soleil ce soir!!

De retour au camp nous aurons le temps d’ organiser un peu nos bagages, notre materiel (de l’avantage d’une cabine double) et surtout d’ouvrir notre tente. Rien de bien compliqué en fait: moins de 3 minutes pour etre près à s’installer dedans!!

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Nous avons vraiment tout pour être autonome avec ce véhicule: une glacière électrique, table, 2 fauteuils, sacs de couchage, rechaud gaz, dinette pour 4 personnes, de l’eau… nikel!

Même si le camping n’est pas très occupé nous entendrons dès 4h du matin nos voisins se préparer à lever le camp pour être devant les portes qui vont s’ouvrir à 5h30 pour aller aux dunes (il faut encore rouler 1h), voire plus pour aller à la dead vlei pour assister au lever du soleil. Nous choisissons de nous arrêter à la dune 45. Nous ne serons pas les seuls mais rien à voir avec la haute saison (juillet / Aout ). Et c’est vrai que le spectacle est là, les couleurs les contrastes c’est de toute beauté.

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Nous attendrons que les 4 ou 5 voitures présentes partent pour pouvoir prendre tranquillement notre petit déjeuner ! Quel pied vraiment!

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mais quitter la dune en milieu de matinée c’est être sûr de cuire sur place dans dead vlei.

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Mais tant pis! cette cuvette est si particulière avec ces acacias morts, sa surface blanche craquelée, les contrastes avec les dunes tout autour…

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Et près de 3h plus tard nous aurons fini d’en faire le tour et nous regagnerons la voiture saoulés de soleil, cuits, après avoir été brulé par le sable tellement chaud quand il rentre sous les sandales.

Nous trouverons refuge sous les acacias bien verts de la dépression voisine, et nous prendrons tout notre temps pour pique-niquer et observer les oiseaux très interessés par les miettes et quelques gouttes d’eau .

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En rentrant nous prendrons conscience de l’action du vent qui a déjà effacé toutes les traces laissées ce matin sur l’arête de la dune 45 par le passage des visiteurs matinaux.

Nous quitterons Sesriem un peu déçus quand même de ne pas avoir vu ni d’oryx, ni de gazelles au milieu des dunes mais la chaleur et la sécheresse durent depuis longtemps et toute la faune se terre pendant la journée.

Nous partons en direction de Walvis Bay, au bord de l’océan en passant par Gaub pass

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et c’est l’occasion de croiser le tropique du Capricorne

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avec la vision de paysages désertiques particuliers, des étendues infiniment plates d’où surgit soudain un amas de rochers de granit incroyable

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et de nouveau le sable gris, jaune, la poussière et la chaleur suffocante. Et puis, soudain, à l’entrée de la ville le vent de la mer et la fraicheur, presque le froid en cette fin d’après-midi: quel changement!

Les côtes de la Namibie sont longées par le Benguela, un courant d’eau froide qui vient du grand sud apportant avec lui une source de nourriture énorme pour la faune maritime qui de ce fait est très présente ici.

On vient là non pas pour se baigner (l’eau ne dépasse pas les 12/13°) mais pour voir les flamants roses,

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les pélicans,

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les goélands  et autres limicoles

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et les otaries qui sont là par dizaines de milliers.

des excursions en bateaux sont organisées pour aller voir ces colonies depuis la mer mais il faut compter avec éole, la mer et ce n’est pas toujours une réussite;

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Il faut aussi prendre part aux excursions organisées sur les dunes du côté de Sandwich Harbour ainsi baptisé car ce fut pendant longtemps le seul port de Namibie et ce fut aussi le débouché de la rivière Kuiseb avant que le climat ne change car aujourd’hui cette rivière disparaît dans les sables avant d’atteindre la mer.

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Nous avons fait cette balade avec un as du pilotage dans le sable et nous avons vécu des émotions incroyables, nous avons eu accès au chœur des dunes, nous avons vus des mouvements de sable,  des couleurs inimaginables, et un silence , une paix extraordinaire au milieu de ce désert. il est parfois possible de rentrer par le bord de mer mais cela dépend de la marée.

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Et puis  s’arrêter à Walvis c’est aussi bien manger  (notamment des huitres dont la ville s’est faite la spécialiste )dans un cadre sympa en pouvant profiter des belles lumières du couchant.

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De Walvis à Swakopmund, la cité balnéaire de la Namibie,  il n’y a que 30 kms de désert mais il nous faudra près de 3h pour les parcourir ayant étés attirés par une petite colonie de cormorans pas très farouches et disposés à poser pour le photographe!!

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avant d’entrer en ville nous choisissons d’aller faire un petit circuit touristique baptisé « la route des Welwitchias » du nom d’une plante fossile, très curieuse, endémique à la Namibie, qui vit dans les cailloux et dont le plus vieil exemplaire aurait 1500 ans (il est aujourd’hui en prison derrière une cloture de grillage).

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et voici ses inflorescences

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En toute fin d’après-midi les paysages si torturés par l’érosion, les très rares mais très violentes pluies, prennent des couleurs si étranges, offrant un tel spectacle que nous nous arrêterons dans une oasis au fond du canyon pour passer la nuit, seuls sous des arbres apportant une douce fraicheur.

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Swakopmund!. On reconnaît de suite son caractère germanique: le style particulier des constructions, la géométrie des rues, l’ordre, les terrasses ,la tranquillité des habitants … et la langue. S’y balader est agréable, il y a des patios cachés, de jolis édifices, de la couleur …..et des supermarchés pour se ravitailler car pendant quelques jours nous n’auront plus l’occasion de trouver des produits frais.

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Départ en début d’après midi pour le site de Spitzkoppe au nord  à environ 200kms. Imaginez un immense plateau désertique caillouteux,  brulé par le soleil,  de maigres buissons disséminés deci-delà et surgit de la terre 3 (je crois) ENORMES amas de rochers granitiques (1000m de haut)!!. Nous sommes au commencement de la chaîne des montagnes de l’Erongo;

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C’est un parc national, il faut donc acquitté un droit d’entrée et un droit pour camper. Ceci étant fait nous partirons avec un garde à la découverte du site. Et grimper sur ces rochers est un peu sportif mais cela nous offre de bien belles vues.

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Ce site est « célèbre » pour une arche qui prend toute sa valeur au coucher du soleil mais encore faut-il la trouver (et nous courrons pas mal car le soleil n’attend pas), trouver le meilleur angle,  mais cela en vaut la peine.

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Tout comme voir le soleil enflammer les roches le lendemain matin: un grand bonheur tant les couleurs sont magnifiques.

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Et nous ne sommes pas les seuls a apprécier le spectacle! Des damans (espèce de rongeur comme un  gros cobaye) sont là a se réchauffer sur les rochers; d’habitude si craintifs ils ne bougent pas, nous observent et se laissent approcher. Pour finir , alors que nous sommes assis a quelques mètres d’eux des jeunes vont s’enhardirent jusqu’à venir passer sous mes jambes me regarder quasi sous le nez!!

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j’en ai encore la chair de poule en y pensant tellement c’était inespéré.

Après notre petit déjeuner nous quitterons ce lieu si spectaculaire

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pour rejoindre après 3 h de piste très belle (attention à l’excès de confiance! le gravier,  cela ne pardonne pas au delà de 80km/h) le site de Cape cross réputé pour être la plus grosse colonie d’otaries du pays. En ce moment (période des naissances) il y aurait plus de 250 ooo femelles et les bébés plus quelques mâles!!!!!! le desert du bord de mer nous fait assez pensé aux salars de bolivie

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incroyable! c’est le 1er mot qui vient! ce bruit! les appels des mères, les bêllements des jeunes,  le ressac de la mer, ces bébés qui courrent partout, qui grimpent sur la colline, ces cadavres… c’est incroyable. Mais attention à ne pas trop vouloir s’approcher: c’est la débandade assurée. On s’assied et on attend!! Et les jeunes, curieux, viennent nous voir, tout comme les adultes mais si vous tourner la tête c’est la fuite. Du coup merci au 300mm et son multiplicateur 1.4, son doubleur pour ces quelques photos.

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Nous n’habitons pas ici!! alors on reprend la piste pour entrer un peu plus profondément dans le massif du Brandberg en direction du Ugab Rhino campsite. Nous avons quitté le désert de sable pour la roche. Et si c’est beaucoup moins confortable pour rouler (en fait nous sautons d’un caillou à l’autre en essayant d’être le moins secoué possible) le spectacle est encore plus grand. Les blocs de roches d’origine volcanique se délitent comme l’ardoise, les couleurs sont dures: rouge, marron, noir et la végétation s’incruste entre les plis, les buissons sont gris, vert, rabougris….

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Nous finissons par déboucher dans une oasis, à la surprise d’un jeune couple qui s’occupe du camp. Nous sommes dans le lit d’une rivière assechée en cette saison, les emplacements sont bien éloignés les uns des autres, chaque emplacement bénéficie de son arbre pour l’ombre, une cloture de jonc donne encore plus de tranquilité.. (et nous sommes seuls) c’est superbe.

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En fin d’après-midi je découvre que nos hôtes ont allumé un feu sous un gros bidon pour chauffer l’eau de la douche!!!! et le lendemain matin pareil: à 6h30,  au lever du jour il y aura du feu pour la douche!! sympa non?! je dirais exceptionnel!

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Pour rejoindre Twifelfontein j’ai choisi de prendre un chemin de traverse qui nous fera passer par Gai-As-fountain et ses sources,

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désolation Valley la bien nommée

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pour ensuite remonter la huab river le long d’un parcours réservé aux 4×4.

Du sauvage, du vrai!! De la caillasse, de la roche, des paysages rugueux, avec parfois la vision de quelques zèbres qui détalent à notre approche pour arriver au lit de la rivière avec ces taches vert fluo de roseaux, ce noir et ce rouge de la roche: magnifique.

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Remonter le lit sablonneux de la rivière!? mais si un éléphant débouchait là?! Nous sommes ici au chœur du domaine des éléphants du désert, en bordure de la zone de protection rapprochée des rhinos noirs. c’est sûr qu’on ne peut pas se croiser, c’est sûr que les berges à côté de nous font 1 voire 2 mètres de haut Mais nous faisons assez de bruit pour que Monsieur ne soit pas surpris non?! et puis si on s’ensable?! Pas compliqué:  surtout ne pas insister, s’arrêter, dégonfler à1kg les pneus, mettre les vitesses courtes et hop regarde: on grimperait aux arbres avec le couple de notre moteur!! Tu as vu?! ça sert à cela les stages de conduite sur sable!! pas la peine de s’enerver, de s’inquieter hein madame?!!!

Bon d’accord on a dû un peu se perdre, on a dû louper un croisement mais on debouche pour finir sur la piste qu’on visait a environ 50kms de Twifelfontein et Claude sera toute contente de retrouver le Twifelfontein Country Lodge qui lui avait tant plu lors de notre découverte de la Namibie.

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Beaucoup de changements sur le site des gravures rupestres. Un énorme couvert en bois et roseaux a été construit pour faire de l’ombre aux véhicules des touristes (il est vide aujourd’hui), la visite se fait selon un sens, les sentiers ont étés bien aménagés, on ne peu plus aller voir toutes les gravures mais bon! le cadre est superbe alors!!!

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De retour à la voiture je plaisante  avec les gardes en disant qu’on aimerait bien trouver les éléphants et aussitôt un des gars se propose de nous amener les voir pas très loin!! On se met d’accord sur le prix (toujours négocier avant!!) et on part en catastrophe! Nous allons remonter  la Huab river pendant 1 bonne heure avant effectivement de trouver 3 éléphants qui se délectent des buissons bien verts.

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On est très impressionnés par le fait de ne rien entendre: aucun bruit, rien, peut-être juste le bruit de branches cassées mais sinon rien et le gars de nous dire qu’effectivement l’éléphant déteste le bruit, qu’il est très craintif; Et qu’il se déplace sans cesse, 24h sur 24, qu’il marche même en dormant (ou qu’il dort en marchant!!!!) et que c’est pour cela qu’il est difficile à trouver. Nous sommes très heureux de les voir de si près d’autant que ce sera la seule et unique fois (excepté ceux d’Etosha) mais ils ne sont pas dans le même cadre!! Toujours en discutant avec le gars je lui disais mon étonnement de voir toujours et partout les animaux, même les oiseaux,  se sauver alors que la Namibie a la réputation d’être un paradis pour la faune, la nature. En fait même si ce n’est pas légal les villageois chassent toujours et un sprinbock pour eux c’est un bon steak sur pattes, idem pour l’oryx ou le koudou et dans les lodges de brousse si on vous sert à table de l’oryx c’est du sauvage, pas de l’elevage!! alors on comprend mieux pourquoi il est si difficile de photographier un animal ici (aussi)!!
Après cette bien belle rencontre nous reprendrons les gravel road en direction de la concession de Palmwag et de son campsite.  Ce parc serait pour certains « le secret » de la région: le long de la rivière qui y coule en saison des pluies on pourrait y voir la plus belle représentation de l’ensemble de la faune du pays!!!  Alors allons voir!

Comme depuis notre arrivée dans le pays, ce soir encore nous serons les seuls clients et auront droit aux honneurs de la cuisine, des serveurs qui nous dresserons une table avec nappe blanche  et chandelles au milieu de la pelouse à côté de la piscine!!!

Dès 7h du matin nous partons à la découverte des lieux dans l’espoir de belles rencontres. Mais on le sait dès le départ il n’y a aucune certitude et ce matin là: rien, rien ,rien; Non j’exagère un peu mais c’est vrai que la frustration était grande Juste des zèbres des montagnes surpris a lecher les cailloux( on se demande vraiment de quoi ils vivent), et quelques autres qui on eu pitié de nous et qui se sont laissés tirer le portrait. car même les oryx s’écartaient en nous entendant.

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Et de reprendre la piste toujours en direction du Nord à travers des paysages plus vallonnés en croisant parfois des équipages sympa avec la couleur verte qui apparaît de plus en plus. On voit des champs labourés, de grandes parcelles derrière des haies d’épineux, les radiers sont plus fréquents: manifestement il pleut  un peu plus par ici. c’est aussi l’occasion de voir un arbre un arbre particulier: l’arbre bouteille (de son nom latin pachypodium lealli) : il stocke dans les cellules de son tronc le peu d’eau qu’il trouve

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Nous arrivons à Opuwo : un peu plus l’Afrique ; On voit des femmes de l’ethnie Herero avec leur grande robe victorienne,

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des femmes Himbas enduites de terre rouge, des vaches , des cochons et des chèvres dans les rues!! C’est aussi ici que nous pouvons refaire les pleins (celui de la glacière et celui du réservoir car sinon c’est juste une étape pour couper le trajet en direction de la rivière Kunene

Nous allons nous installer dans le campsite de l’opuwo country hotel qui domine la ville. Pour une fois nous ne serons pas seuls: il y a bien 4 autres voitures de campeurs autour de nous. Après avoir bu un verre à la terrasse de l’hotel et admirer les dernières lueurs du couchant nous retrouverons notre tente.

Il reste un peu plus de 3h de pistes pour arriver aux chutes d’Epupa. C’est toujours un plaisir pour nous de voir des fleurs , des arbres le long de la route

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Sur le chemin nous ferons de belles rencontres avec les jeunes bergers Himba et se sera l’occasion d’échanges sympa avec de grands éclats de rire , l’occasion de croiser ce qui fait la fierté de ce peuple: leurs troupeaux de vaches et de chèvres.

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la piste est très vallonnée, beaucoup plus marquée par les pluies ce qui nous fait pas mal zig-zaguer et conduire plus prudemment. Nous sommes tout au nord de la Namibie à la frontière avec l’Angola puisque c’est la rivière Kunene qui marque cette limite.

Nous poserons nos sacs vraiment au pied de la rivière,   dans un lodge aux maisons sur pilotis et comme toujours nous serons les seuls clients et donc soignés aux petits oignons.

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Nous sommes en fin d’après-midi, le meilleur moment pour aller admirer ces chutes. Et nous avons de la chance car le barrage situé en amont a ouvert un peu ses portes il y a 2/3 jours et de ce fait il y a beaucoup d’eau

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Et vraiment le spectacle est au rendez-vous. Il faut se pousser un peu pour aller voir toujours un peu plus loin car les cascades sont  étalées sur près de 1km et donc resister à la tentation de rester « planter » devant la 1èere cascade. C’est la nuit qui nous fera rentrer au lodge pour apprecier une excellente cuisine (pavé d’Oryx pour moi et le verre de merlot qui va avec  et poulet pour Claude servi avec un sauvignon blanc sud-africain )

La terrasse de la lodge domine la rivière est c’est superbe de voir le soleil peu à peu l’éclairer de ses 1er rayons. Du pur bonheur de prendre notre petit déjeuner là, avec juste le bruit de la cascade à nos pieds et de voir les tisserins occupés a la collecte de brins de roseaux pour confectionner leurs nids

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Nous avons rendez-vous ce matin avec un guide Himba pour aller visiter un village. On ne se fait pas beaucoup d’illusions au départ mais très vite on réalise notre chance. En fait les clans installés dans les environs acceptent de recevoir des visiteurs, de montrer leurs coutumes, leurs vie moyennant une petite contribution de notre part: nous partons donc avec de la farine de maîs, de la graisse et quelques autres provisions.

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J’avais imprimer quelques photos prises ailleurs dans le monde montrant des femmes faisant la cuisine ou  occupées à la traite, des enfants, et je songeais les montrer pour entamer un échange.

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Nous avons passé 3h dans le clan avec les femmes et les enfants qui vivaient là à voir la traite des chèvres, la préparation du repas  les enfants,  à voir les enfants jouer, à découvrir les coiffes de cérémonie,  et mes photos ont été effectivement la base d’un échange très riche , avec beaucoup de sourires , de rires.  MAGNIFIQUE; Nous avons reçu un énorme cadeau de la part de ces gens très disponibles, curieux, ouverts. Nous avons été très impressionnés  par la sensation de sérénité qui prévalait par la quiétude des lieux où le silence domine.

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Les quelques petits objets achetés en souvenir vont nous lier à eux d’une manière indélébile tant nous avons apprécier cette matinée.

Nous avions réalisé notre but: rencontrer  ce peuple de l’ocre! et de la plus belle des manières et nous allions faire demi-tour pour voir un autre lieu plein de promesses: Etosha

Invitez par la gérante de l’hotel à Opuwo nous retrouverons sa terrasse,

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son restaurant et une belle chambre  avec plaisir avant de poursuivre en direction du Parc National d’Etosha et de son immense ancien  « pan » (lac);

Nous rentrerons dans ce parc à l’heure du déjeuner par la porte la plus à l’ouest

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et nous le traverserons pendant 5 jours à la recherche de sa faune et à la découverte de ses paysages. On ne peut s’arrêter dormir qu’à 4 endroits dans le parc. Nous ferons halte bien entendu dans chacun des 4 camps. Au total nous ferons 760kms de pistes!!!Nous rencontrerons très peu de touristes et nous pourrons prendre tout notre temps pour observer, apprécier, faire des photos même si là aussi nous avons trouvé que la faune (notamment les oiseaux) était craintive.

Comme partout dans les parcs il faut vraiment prendre son temps , rouler doucement pour découvrir le plus souvent au dernier moment les animaux tellement ceux-ci  ont un mimétisme incroyable. Au total nous avons étés gatés puisque nous aurons vu tous les animaux emblématiques du parc ainsi que beaucoup d’oiseaux.

Parmi les « grands » moments on se rappellera  du bain de l’elephant,

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du partage de la route avec d’autres éléphants,

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de la demi-heure passée avec un guépard en maraude,

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de la pseudo charge du rhino blanc,

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de notre quête du beau portrait d’un rollier ou d’un guêpier,

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de l’allure  d’un secrétaire au crépuscule,

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des girafes couchées,  tranquilles,

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des impalas dans les sous bois

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et encore de tant d’autres.

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Etosha ce n’est pas que la faune c’est aussi des paysages très variés allant de l’immensité blanche, presque irréelle  du lac asséché,

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en passant par des points d’eau verdoyants,

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des bosquets d’arbres et arbustes, à la savanne plate et herbeuse.

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sans oublier les couchers de soleil

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Tout ayant une fin nous devons bien quitter le parc et rejoindre Windhoek pour rentrer.

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Toutefois nous avons garder 2 jours pour faire un stop dans un autre endroit perdu : Une exploitation agricole qui a choisi l’option reserve privée et a construit un lodge. Mount Etjo Safari lodge.  Et devinez quoi?! nous serons les seuls clients pendant notre séjour!!!!

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Non seulement l’hotel est magnifique,

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les chambres…..

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mais les cuisinières sont aux petits soins, et la tranquillité absolue. Ce sera pour nous la dernière occasion de partir à la découverte de la faune et la « chance » nous aidera. En effet la reserve privée abrite une population d’une trentaine de rhino (des blancs et des noirs) et notre ranger a pû nous conduire sans trop de problèmes à la rencontre de rhinos blancs (5) . N’empêche! approcher tranquillement ces mastodontes à pied et s’arrêter à moins de 20m d’eux c’est quelque chose!! les entendre communiquer entre eux par de petits grognements, les entendre souffler, les voir brouter de si près c’est vraiment sympa!!.

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c’est donc sur cette belle rencontre que nous finirons notre séjour en Namibie puisque le retour sur la capitale, les vols vers Johannesburg puis Paris et enfin Genève  (près de 1 journée  de vol au total) ne furent qu’une formalité.

3 semaines de vacances très denses, beaucoup de plaisir, 37ookms parcourus, autant de photos à trier, et 9h de film à monter! cela prolongera encore de quelques semaines cette belle aventure.

3 Comments

  1. Bravo à tous les 2, reportage intéressant. Continuez à nous faire rêver!

  2. Marc Remondiere |

    Bon finalement j’ai trouvé le temps d’étudier ce récit photographique. comme dab très belles photos et un commentaire de grand reporter. Bravo!

  3. Mylene et Régis |

    Merci de nous faire voyager à travers vos commentaires et photos qui sont magnifiques.

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