Ndutu : sur la piste des migrations

Khassim nous avait prévenu : on quittait le cratère pour aller à la rencontre des principaux herbivores migrateurs que sont les gnous et les zèbres et on allait en voir beaucoup et avec eux quelques-uns de leurs prédateurs!!! hourra donc.
ce « lieu dit » est situé quasi à la limite sud de la zone de migration qui voit ces grands troupeaux la traverser 2 fois par an en fonction de la croissance de l’herbe, elle même liée à la saison des pluies. Ndutu est également situé près de lacs permanents et d’une rivière. mais on se trouve toujours dans la zone de conservation du Ngorongoro qui voit se mélanger la savane herbeuse, la savane arborée, les grandes étendues planes et les collines qui marquent la présence des rivières.

Et ce fut vraiment un choc que de voir ces immenses colonnes de points noirs se profiler à l’horizon avec beaucoup de poussière pour découvrir en se rapprochant que c’était des colonnes de gnous qui avançaient imperturbablement. Et de profil la sensation est encore plus forte, on est comme saoulé par ce défilé incessant d’animaux qui trottinent, s’arrêtent, repartent,ses mélanges de nuances de noirs, gris, bruns. c’est assez incroyable et tellement beau!

Nous avons ainsi passé toute la journée à la recherche de ces troupeaux cachés sous les arbres, au bord de mares, observant l’agitation , l’inquiétude toujours palpable et les soudains galops de panique quand le soir venant nous avons fait La rencontre: Du milieu d’une vaste zone de joncs  est sorti toute une famille de lions qui jouaient, se poursuivaient, et qui se sont arrêtés à côté de nous. Tout y était: la lumière chaude du soir, le cadre, le nombre. dans la voiture après la surprise se fut l’excitation , la fébrilité. Ouah quelle chance.

En se rapprochant du camp on en revenait toujours pas.

Notre camp de Ndutu, caché au milieu des buissons d’acacias ressemble à celui du Tarangire avec les mêmes grandes tentes pour dormir, la tente mess écartée avec cette fois devant un feu de camp super sympa d’où nous avons pu entrevoir le soleil se couché et là aussi avec un accueil tellement sympa.

Nous passerons  2 nuits  avec une équipe très attentionnée avec qui nous avons beaucoup échangés et surtout joué au jeu du bao et quelles rigolades.

Un nouveau jour se lève et c’est avec le soleil levant que nous partons à la rencontre de la faune. de si bon matin on trouve beaucoup d’aigles occupés à faire la toilette en attendant que l’air se réchauffe pour pouvoir eux aussi partir chercher le petit déjeuner.

Et toute la journée nous roulerons sur les pistes, au travers de la savane guettant chaque mouvement sous les arbres, à la recherche du quelque chose qui se passe; nous croiserons ainsi des hyènes,

des otocyons, ces espèces de renard à grosses oreilles spécialisés dans les insectes, toujours en famille mais très discrets.

Et, alors que  depuis le matin Claude nous chante que c’est la journée du Léopard, voilà que Khassim en repère un  caché dans un épineux!! Faut vraiment avoir l’oeil car son mimétisme est vraiment impressionnant avec les jeux d’ombre et de lumière.

En plus c’est incroyable il n’a jamais manifesté la moindre inquiétude alors qu’on manœuvrait avec la voiture pour trouver le meilleur angle! et encore fallait-il qu’il descende du bon côté si jamais il voulait descendre! Et la chance était avec nous!!

le tout a duré près d’une heure et il aura fallu toute la journée pour s’en remettre!!!

Plus tard en fin de journée , au milieu de nul part nous avons trouvé 3 guépards occupés à faire la sieste en attendant de partir chasser le soir!

Après une journée avec autant de belles rencontres  et une nuit de repos on repartait toujours de bonne heure le lendemain et notre 1er arrêt à 1/4 h du camp était pour la même famille de lion qui prenait du bon temps sur la piste même, au bord d’une flaque d’eau. voir les lions si près (environ 1m au plus près) a vraiment quelque chose d’irréel, c’est vraiment fort comme émotion.

 Plus tard, alertez par une nuée de vautours nous sommes arrivés devant la fin tragique d’un gnou qui venait d’être tué par… nos 3 guépards rencontrés hier.  Ils engloutissaient un maximum de leur victime car selon Khassim ils ne luttent pas pour défendre leur proie quand les hyènes, les vautours ou les lions arrivent. En effet 2 hyènes sont arrivées et n’ont eu qu’à se servir. Elles par contre défendaient leur part face à l’insistance des vautours. grand spectacle.

  et nos amis guépards s’etaient écartés et s’affairaient à leur toilette, se désaltéraient un peu plus loin.

Comme toujours Khassim avait raison; les quantités d’animaux rencontrés n’avaient rien de comparable avec ce que nous avions vus auparavant et le parc du Serengeti que nous allions traversé les 2 jours suivants nous réserverait d’autres surprises disait-il ! Faisons lui confiance.

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