Tarangire – Le champ des éléphants

06-07-08 Janvier 2012

Voilà!, nous entrons ce matin du 06 Janvier dans le vif du sujet en partant pour le Parc du Tarangire et la découverte successive des grands parcs du Nord Tanzanien.

Le Tarangire se trouve au bout de 3h de route asphaltée au sud-ouest d’Arusha. Dès l’entrée du parc le ton est donné par ce singe Vervet qui observe les allées et venues des véhicules qui entrent et sortent du parc. Comme pour chaque parc il nous faut acquitter les droits d’entrée et donc déclarer combien de nuits nous avons l’intention d’y séjourner (pour nous se sera 2 nuits).

Selon Khassim,Il ne nous sera pas facile de voir les animaux car, comme il a beaucoup plu en Décembre, la végétation est haute, les arbres bien verts.tant pis car les paysages sont moins tristes.

A peine engagés sur la piste de latérite très rouge nous apercevons les 1ers impalas dont les mâles aux cornes annelées et torsadées veillent sur leur harem plus ou moins important selon leur force.

Les 1ers éléphants; de gros, très gros  mâles solitaires occupés à se nourrir de cette belle herbe. Ils leur faut ingurgiter pas moins de 3ookgs d’un cocktail fourragé par jour (jusqu’à 30/35 plantes, écorces différentes). Ils sont vraiment impressionnats! avec des défenses énormes, longues, parfois cassées. Ceci est dû à l’excellence de la nourriture et aussi à la richesse en minéraux du sol très férrugineux.

En passant sur un ponton on découvre le manège pas ordinaire d’un oiseau bizarre: l’ombrette du Sénégal appellée également cigogne à tête à marteau. En fait il s’agit d’une femelle courtoisée par 2 mâles. On a du mal à l’associer à notre cigogne!

Durant tout notre séjour nous verrons une quantité énorme d’oiseaux de toutes sortes, de toutes les couleurs,de toutes les tailles. On peut citer les tisserins et archeveques habitués des bords de mare où ils profitent de la moindre branche pour suspendre leur nids, les rolliers aux couleurs si éclatantes mais qui sont insaisissables en vol, et les Francolins,  au caractère suicidaire qui preferent courir devant le pare-chocs de la voiture plutôt que de sauter dans l’herbe des bas côtés.

Les heures passant nous nous sommes rapprochés de notre campement que nous découvrons soudain au détour du chemin: quelle surprise de voir ainsi surgir un ensemble d’environ 10 tentes plantées au pied de baobabs et autres acacias. Nous sommes acceuillis chaleureusement avec un verre de jus de fruits par une équipe de 5 personnes qui seront aux petits soins pour nous les 2 nuits de notre séjour: A qu’elle heure prendrez-vous votre douche, à qu’elle heure voulez-vous manger ce soir?!!!!!!A se frotter les yeux!

Et notre tente!! 20 à 25m2 avec un lit gigantesque, douche, cabinet de toilettes, terrasse privée avec de superbes rocking-chair bois et cuir….. Du jamais vu!!

Et surtout tellement d’attention, d’interet de la part de toute cette équipe: nous avons appris le Swhahili, parlé de leur vie ici en brousse, nous avons regardé les photos faites dans la journée, nous avons en fait été reçus comme des amis.

Après une nuit extra nous sommes réveillés par le ballet des oiseaux dans les acacias au lever du soleil. Un solide pti dej et nous repartons pour une journée complète à la découverte du parc. Cette journée sera placée sous le signe des éléphants rouges. Ils ont la couleur de la latérite dont ils « s’arrosent » régulierement. Nous verrons sans nul doute pas loin de 1000 de ces pachydermes en groupes de 5 à plus de 100 individus et bien sur assiterons à des scènes amusantes, cocasses mais aussi aurons-nous parfois des moments de tensions assez fortes quand un élephant décide de rester sur la piste et vient caresser le capot de la voiture de sa trompe par exemple!!

le parc compterait environ 3600 éléphants qui , surtout à la saison sèche, marquent d’une forte empreinte le paysage, la végétation en occasionnant beaucoup de dégats: il suffit de voir l’état des baobabs dont ils apprecient l’écorce pour le mesurer.

Nous croisons aussi beaucoup de calaos de differentes espèces; les oiseaux de cette famille,en plus de leur bec si impressionnant ont aussi la particularité d’emmurer leur femelle dans un tronc d’arbre creux pendant toute la période de couvaison!!!!

Autre rencontre toujours sympa: celle d’un chacal à chabraque tant ce petit carnassier assez semblable à notre renard est attendrissant à observer dans ses attitudes, ces mimiques.

On pourrait bien sur passer des jours et des jours à se balader ainsi mais chaque jour il faut être de retour au coucher du soleil (19h) alors  que la lumière est si belle! et c’est toujours la course pour finir avec les pintades et les francolins suicidaires dans les roues.

1 Comment

  1. hAN ….. Je me régale de voyager ainsi avec vous 2……..

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